LE PRÉSIDENT

Un président échappe de justesse à un attentat. Son colonel meurt à sa place, tout comme le chien de la première dame, perte absolue. Dans un huis-clos à la fois grinçant et délirant, peinture d’un théâtre politique fantasmé par Thomas Bernhard, on retrouve le couple présidentiel se préparant pour la cérémonie d’enterrement du fidèle colonel sacrifié.
La version de la pièce de Thomas Bernhard que nous proposons, à la fois caustique et décapante, sera adaptée pour trois interprètes : le président, la présidente et un “troisième œil” révélateur et fauteur de trouble.
Si nous avons choisi de monter cette pièce, c’est à force de stupéfaction face au monde politique contemporain. Combien de dirigeants flirtent ouvertement avez l’opportunisme ?  On observe des chefs caricaturaux, utilisant les valeurs même les plus contradictoires à leur profit.
A quelle farce assistons-nous ? Le monde politique est une scène féroce, où chacun joue un rôle. La politique est représentation. Nous, spectateurs atterrés, quels leviers d’action nous reste-il?
« On en finira rapidement avec les anarchistes, sans autre forme de procès. »
« Tout le monde a peur
Tout le monde
Tout le monde
Tout le monde
Dans cet Etat ne domine plus que la peur. »

DOCUMENTATIONS